DYOS 1 : Le concept

Publié le par Aigri-man

Aujourd’hui sur ce merveilleux blog je vous propose une nouvelle et non moins merveilleuse activité : le Do Your Own Shit © (que nous abrégerons pour plus de commodité en DYOS, en plus ça fait nom de code toussa, c’est classe).

 

Mais en quoi donc est-ce-t-il que cela consisterait-il donc ? me demanderez-vous. Eh bien je vais vous le dire. Mais pas tout de suite, pour ménager un peu le suspense.

 

Interlude musical

C’est à ta naissance

Que l’on t’a donné

Un nom rigolo pas facile à porter.

Gu Gu Gu Gu petit oiseau bubblegum,

Gu Gu Gu Gu bienvenue parmi les hommes. 

Générique de Gu Gu Ganmo (extrait), 1988

(Googlez-le ça vaut le coup)

 

Fin de l’interlude musical.

 

Avec les articles DYOS vous allez pouvoir participer à de petits ateliers qui vous permettront de donner libre cours à vos élans créatifs, et si vous avez la chance de trouver quelqu’un d’assez con pour acheter vos idées, de vous faire une paire de nouilles en or que vous pourrez enfiler sur un collier et offrir à votre maman le 26 mai prochain (qui sera le jour de la fête des Mères, espèce d’enfant indigne).

 

Pour ce premier essai, nous allons tenter de faire simple (car je sais que certains d’entre vous ont parfois du mal à me suivre, la faute à des capacités cognitives limitées sans doute dues à l’abus d’alcool, de jeux vidéos et d’abstinence sexuelle trop prolongée). C’est parti pour un titre qui envoie du steak tartare coupé au couteau.

 

Do Your Own Shit © : La série policière américaine

Episode 1 : le concept

(Notez l’astucieux parallèle entre le sujet et sa présentation sous forme d’épisode, non finalement laissez tomber c’est à chier).

 

Ce n’est plus à prouver, le succès ou l’échec d’une série tient majoritairement à la qualité de son concept. Et à la quantité d’argent investie dedans, à ses acteurs, la qualité de ses scénarii, bref à plein d’autres trucs n’ayant rien à voir avec ce dont je veux parler aujourd’hui et que je vais donc enterrer provisoirement sous trois tonnes de gravats.

 

Pour faire une bonne série policière nous avons besoin de 2 éléments :

  1.  La composante interne, la plupart du temps une équipe de gens de loi, d’enquêteurs, de policiers, etc. Ce que nous appellerons la Base Légale. Celle-ci doit avoir un champ d’action suffisamment large pour justifier une saison de 26 épisodes au moins.
  2. La composante externe, qui n’a de prime abord rien à foutre là et qui ne dispose que d’une légitimité limitée (appelons-la le Sparadrap). Plus le domaine de compétence de cet élément sera éloignée de l’activité de la Base Légale, mieux c’est.

Une fois ces deux éléments choisis le plus gros du boulot est fait. Dans le pilote de notre série nous apprendrons que la Base Légale piétine sur une affaire, et qu’en désespoir de cause elle fait appel au Sparadrap, qui grâce à son œil extérieur et ses compétences complémentaires à celles de la Base Légale permettra de conclure l’affaire avec une main dans le dos et un pied derrière la tête. S’ensuivra une collaboration durable puisque comme par hasard toutes les affaires suivantes nécessiteront pour être résolues les compétences du Sparadrap. C’est sûr que niveau cohérence ça se pose là, mais bon les séries d’un seul épisode c’est pas super rentable, faut bien faire quelques concessions.

 

Afin d’illustrer mon propos voici quelques études de cas. Notez que je ne m’attarde pas sur les personnages en eux-mêmes, qui feront l’objet d’un article ultérieur (si j’ai encore envie).

 

Cas n°1 :

La série : Bones

La Base Légale : le FBI

Le Sparadrap : une spécialiste des squelettes (vendue comme anthropologue judiciaire pour le côté crédible)

 

Cas n°2 :

La série : Castle

La Base Légale : la police de New York

Le Sparadrap : un écrivain de romans policiers

 

Cas n°3 :

La série : Lie to me

La Base Légale : le FBI

Le Sparadrap : une agence privée spécialisée dans l’analyse du langage corporel.

 

Cas n°4 :

La série : Psych

La Base Légale : la police de je-sais-plus-quelle-ville (on s’en fout en même temps…)

Le Sparadrap : un type qui est tellement attentif qu’il peut savoir dans quel sens vole une mouche rien qu’en regardant la direction des poils de son dos (à la mouche).

 

Cas n°5 :

La série : Numbers

La Base Légale : le FBI (oui, encore)

Le Sparadrap : un prof de maths.

 

Comme on le voit, plus c’est con et plus ça marche, n’ayez donc pas peur de faire n’importe quoi les gens sont prêts à tout avaler.

 

Et maintenant à vos crayons (gros fainéants) ! Voici quelques exemples pour vous montrer que c’est à la portée de tout le monde :

 

La Base Légale : la CIA

Le Sparadrap : un groupe d’ados paranoïaques passionnés de complots et de conspirations.

 

La Base Légale : la police de New York

Le Sparadrap : un psychologue-historien qui explique tous les faits actuels à l’aide de références historiques.

 

La Base Légale : un cabinet d’avocats de Los Angeles

Le Sparadrap : un expert en sémiotique (on se fout de ce que c'est, ça sonne sérieux et intelligent).

 

La Base Légale : la gendarmerie de Montargis

Le Sparadrap : le personnel de la boucherie Giraud, spécialistes notoires en découpage de bidoche.

 

Fastoche, non ? Allez, dites-le : merci Aigri-man pour ces bons tuyaux !

 

Au prochain épisode nous étudierons les caricatures de personnages incontournables que vous devrez obligatoirement intégrer dans votre concept ridicule.

Publié dans Bla-bla

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