Persona 3

Publié le par Aigri-man

(cet article a été publié initialement le 22 décembre 2008, mais ce jeu reste une tuerie)

1872834255.jpgRécemment j'ai terminé un jeu qui pour moi est LE RPG a faire absolument sur PS2 : il s'agit de l'immense Shin Megami Tensei : Persona 3. Attention tuerie!

Il s'agit d'un jeu dans lequel vous dirigez un étudiant récemment transféré dans une nouvelle école (classique). Dès le tout début, vous apprenez l'existence de la Dark Hour, une sorte d'"heure cachée" entre deux jours. Pour essayer de faire simple, tous les soirs à minuit le temps se fige. Les personnes normales prennent l'apparence de cercueils (c'est triste) et sont totalement inconscientes de leur environnement (qui devient passablement glauque soit dit en passant, avec couleurs verdâtres et dégoulinades sanglantes un peu partout). Jean-Claude Van Damme dirait sans doute qu'elles sont super-pas-aware, et il n'aurait pas tort.

Tout cela ne serait pas bien grave si cette fameuse Dark Hour ne servait pas de prétexte à d'étranges créatures, appelées Shadows (ou "Ombres", c'est ce que ça veut dire en anglais, eh oui je suis bilingue à mes heures), à foutre joyeusement le bordel. Elles ont en effet la fâcheuse habitude d'absorber l'esprit des gens qui ne sont pas transformés (en quoi? En cercueils, moins deux pour ceux qui ne suivent pas), les changeant par là-même en zombies décerébrés, sauf que d'habitude les zombies c'est rigolo, ça mange les gens et tout mais là non ils se contentent de rester là à baver, faut avouer que ça fait désordre et pis je suis sûr qu'en plus ils font sous eux.

Vous l'aurez deviné (ou pas mais c'est pas grave, je vous le dis), c'est là que vous entrez en scène... Vous avez en effet le pouvoir (ainsi que les autres membres de votre équipe) d'invoquer la seule chose capable de vaincre les Shadows : votre Persona, qui correspond plus ou moins à l'incarnation de votre psyché. Afin de l'invoquer, vous avez besoin d'un stimulus très violent, et vous l'obtenez au moyen d'un pistolet spécial (l'Evoker) en vous tirant une balle dans la tête. Sauf que c'est pas des vraies balles qui tuent, hein, pasque sinon vous êtes mort et le jeu est fini ce qui ferait un peu court. Ca a l'air bizarre comme ça mais en fait c'est cool.

Voilà en gros le concept.

733808844Oui mais voilà, qu'est-ce qui fait que c'est vous le héros, vous le preux, le courageux, l'exceptionnel? Eh bien c'est votre capacité extraordinaire à manipuler plusieurs Persona (normalement c'est une et puis c'est marre)! Ce qui avouons-le est bien pratique... J'en vois qui doutent un peu mais si, si, je vous le dis, c'est bien pratique. En effet chaque Persona dispose de pouvoirs particuliers, de forces et de faiblesses avec lesquelles il faut jongler en fonction de l'adversaire contre lequel on se bat. Ca a l'air bizarre comme ça mais en fait c'est cool.

Il est à noter également que vous avez le pouvoir de mettre les mains dans vos poches en toutes circonstances, même en slip de bain (véridique).

Tout cela est bel et bon (cette expression est super moche!), mais jusque-là, pas de quoi fouetter un chat (dommage), il ne s'agit ni plus ni moins que des caractéristiques de tout RPG japonais qui se respecte. Il est temps pour moi de dégainer mon arme secrète : les Social Links ("Liens Sociaux" ou encore "Lienos socialos" en espagnol, langue que je ne parle pas comme vous pouvez le constater).

En effet la puissance de vos Persona dépend directement de vos relations sociales. Chaque Persona est liée à une arcane de tarot, et chaque arcane correspond à un lien avec une personne en particulier. A vous donc de gérer cette relation comme vous le désirez, en passant du temps avec chaque personne. Pourquoi faire? Pour faire monter la puissance de vos Persona, purée vous y mettez pas du vôtre, quand même! Soyez un minimum attentifs!

Le jeu est découpé en journées, elles-mêmes divisées en périodes (matinée, midi, après-midi, début de soirée et nuit). D'une manière générale les évènements de la journée sont scriptés (vous allez en cours ou vous devez parfois répondre aux questions de vos professeurs), mais quand vient le début de soirée vous êtes libre de choisir votre programme. Ce choix comporte les options suivantes : passer du temps avec une de vos relations, ou vous livrer à une activité au choix pour augmenter un de vos attibuts.

166436526Quand vient la nuit, vous pouvez aller explorer le Tartarus, une gigantesque tour qui n'apparait que durant la Dark Hour et dont les étages sont redessinés aléatoirement à chaque visite, le but étant d'arriver tout en haut avant la fin du jeu. C'est là que vous allez enfin gagner du bon gros PEX en combattant les Shadows et ainsi monter de niveau et gagner en puissance. Mais attention, si vous allez trop souvent au Tartarus, vous serez fatigué, voire malade et vos caractéristiques de combat en seront très affectées... (essayez de vous battre avec une gastro, on verra ce que vous en direz).

Voilà pour le côté technique. Parlons maintenant de l'ambiance.

Le jeu est construit de telle manière que l'on ait toujours l'impression d'être soumis à un compte à rebours, une Shadow particulièrement puissante apparaissant chaque mois à la pleine lune. Il est donc primordial de conserver un équilibre entre l'exploration du Tartarus, le développement de vos liens sociaux et le perfectionnement de vos caractéristiques de base (Connaissances, Charisme et Courage qui sont indépendantes de votre niveau). Chaque instant de temps libre doit être soigneusement investi... Le temps en effet joue en permancence contre vous. On peut également noter que certains liens sociaux sont incompatibles (évitez de sortir avec plusieurs filles en même temps dans le jeu, dans la vie vous faites comme vous le sentez).

Je n'évoquerai pas ici le scénario pour ne pas trop en dévoiler, mais malgré les éléments incontournables (vous seul pouvez empêcher la destruction du monde, tout ça, la routine, quoi), de bonnes surprises et des retournements de situation vous donneront sans cesse envie d'avancer. Il est également important de signaler que l'attachement que l'ont ressent pour tous les protagonistes est bien réel, chacun disposant de sa propre psychologie et d'une histoire très bien développée (tragique dans la plupart des cas, mais qui sait être émouvante sans tomber dans le mélo).

Voilà les superlatifs manquent pour ce jeu qui m'a mis une bonne claque dans la tronche! En espérant vous avoir donné envie d'y jouer... Non en fait je m'en tape.

 Les + :

- Les liens sociaux (en plus ils ne sont que virtuels, pasque les relations avec des vrais gens, beurk)
- Les personnages hyper attachants (ça veut pas dire qu'ils vous attachent, ça veut dire qu'on les aime)
- L'ambiance ascillant entre futilité et fatalité (tiens ça sonne bien ça, allez hop copyright)
- La musique de Meguro Masashi qui est pour beaucoup dans le point ci-dessus
- La durée de vie très honorable (compter au moins 80 heures pour finir le jeu une première fois) pour le prix

Les - :

- Ce jeu a une fin (même si elle déchire)
- On ne peut pas sortir avec aucune des filles du jeu dans la vraie vie
- Après avoir joué à ce jeu on a envie de se tirer une balle dans la tête. Sauf que faut pas. A défaut, mieux vaut tirer une balle dans la tête de quelqu'un d'autre.
- Oubliez votre vie sociale réelle

Bon allez je vais me recommencer une petite partie en mode Difficile, tiens. Vais encore pas beaucoup dormir cette semaine...

...

Pfff...

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