Vive la rentrée

Publié le par Aigri-man

Ca y est les vacances sont finies. Terminées les grasses matinées jusqu'à 14 heures, oubliées les journées passées à bronzer langoureusement devant l'écran de ma télévision, balayées ma bonne humeur et ma décontraction. Le repos a des vertus incroyables mais il n'est rien, rien du tout comparé à la puissance invincible du métro parisien.

 

La première pensée qui m'est venue en franchissant ses tourniquets, c'est "Ah putain, mais non mais qu'est-ce que je fous là?". Et visiblement tout le monde se disait la même chose. C'est avec désarroi que je contemplai le décor si familier mais auquel pourtant je ne parvenais pas à m'habituer.

 

Les mêmes pubs moisies pour des produits de merde dont personne ne veut, qui ne servent à rien sinon à générer des crédits à la consommation que leur contracteur ne pourra jamais rembourser, ce qui le mènera à la déchéance sociale la plus totale et le poussera sans aucun doute à court terme au suicide par ingestion de vingt kilos de crème Neutrogena (c).

 

Les mêmes affiches de films de merde, traitant de super-héros inconnus ou sans charisme dont tout le monde se fout et dont l'histoire inintéressante au possible est aussi prévisible que l'avenir d'un candidat de télé-réalité (le caniveau). On a aussi les suites pourries de films à chier, conspués par tous depuis le premier épisode et à propos duquel personne n'a honte d'écrire sur l'affiche "Le meilleur de la série!".

 

Les mêmes têtes de con, tristes à pleurer, qu'on ne connaît pas, qu'on n'a pas du tout envie de connaître, mais qu'on a inexplicablement envie de cogner à grands coups de boîte à camembert pasteurisé vide (nos régions ont du talent).

 

Et surtout ce métro sale, laid, avec ses strapontins cassés, ses barres de soutien graisseuses de crasse et de sueur, son odeur délétère, mélange nauséabond de fluides corporels divers, de nourriture avariée et d'alcool de mauvaise qualité, restes sans doute d'une soirée un peu trop arrosée. Et surtout ce défilé de stations grises et déprimantes, symboles de la vacuité et de l'écrasante monotonie de nos vies sordides, vaines et inutiles. Douloureux rappel de notre insignifiance, anonymes à la personnalité broyée par ce train qui répète inlassablement le même trajet chaque jour, dans un sens, puis dans l'autre, sans fin, sans espoir de sortie.

 

Dire que j'ai failli être de bonne humeur, je l'ai échappé belle. C'est bon de revenir!

Publié dans Bla-bla

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Piero 24/08/2011 12:07


" le meilleur de la série", je me suis effectivement dit un mélange de "putains, ils osent" et de "en même temps c'est pas difficile d'être mieux" en voyant l'affiche de destination finale 5
^_^
(ce qui est drôle c'est qu'il faut se rapprocher très prêt pour voir dans quel "média" cette perle de non-sens corrompu est apparu...)


Aigri-man 24/08/2011 13:10



Oui, c'est un peu comme la mention "Le film le plus [adjectif] de l'année"... en février!