Kissonkoncéjan n°7
Le lieu :
Dans le métro ("Aaaaah!" oui je sais ça faisait longtemps).
La situation :
Vous arrivez sur le quai et là c'est le drame : le signal sonore retentit, dans un réflexe compréhensible vous vous mettez à courir vers la porte la plus proche (ce qui prouve que vous n'êtes pas un coureur de quai) pour ne pas être en retard à ce rendez-vous super-important (pas assez super-important pour que vous vous leviez 5 minutes plus tôt pour assurer le coup par contre espèce de naze).
Problème : le mec devant vous fait la même chose. Sauf que par un mystère défiant toutes les lois de l'inertie, à peine a-t-il posé un pied sur le sol de la rame qu'il s'arrête brutalement, vous bloquant le passage ainsi qu'aux 6 autres pauvres types qui vous suivaient, créant un effet d'accordéon cartoonesque du plus bel effet. Surtout quand on est pas pris dedans.
Comment réagir :
Comme dirait l'autre il y a plusieurs écoles : privée, publique, buissonière,... Mais ça n'a rien à voir avec le sujet.
Méthode n°1 : la charge des Mâles qui rient (cette blague a fini première au concours de Ste-Uzerne-lès-Jonquas en 97)
Comme il se trouve que les 6 types derrière vous sont tous des rugbymen de la famille de Sébastien Chabal (qui est le gringalet de la portée), écartez-vous de leur trajectoire et balancez un ballon de rugby dans les mains du bon gros con qui vous a mis de mauvaise humeur. Puis laissez faire la nature, et observez au terme d'une charge héroïque avec quelle grâce son squelette disgracieux sera encastré dans et enroulé autour de la barre de soutien dans une joyeuse série de craquements rappelant non sans une certaine poésie le bruit des feuilles séchées piétinées un doux matin d'automne. C'est beau ce que je dis, non? Et en plus ça soulage.
Méthode n°2 : le Germaine Supplex (cette blague n'a reçu aucun prix, je ne comprends pas pourquoi)
Prenez sur vous : freinez au dernier moment et collez-vous bien contre l'importun. Au moment précis où les portes se ferment, pliez vos genoux (en tapant dans l'arrière des siens) et laissez-vous tomber en agrippant ses épaules. Normalement ses genoux vont plier aussi et votre traction va le faire basculer en arrière. Tirez bien fort et sa tête devrait se coincer naturellement entre les deux portes. Avec un peu de chance les capteurs de fermeture défectueux de votre rame ne bloqueront pas le départ du métro et vous pourrez profiter pleinement de votre trajet qui sera rythmé par le doux bruit de la tête de votre victime heurtant les lampes à sodium disposées à intervalle régulier dans les tunnels. Quelle rigolade!
Méthode n°3 : en signe de soutien pour la blague n°2 celle-ci n'en contiendra aucune.
Menottez l'indésirable à la barre de soutien (comment ça "Avec quoi?". Avec des menottes, tiens!). Puis faites-vous passer pour un contrôleur RATP (pour 99% des lecteurs de cet article c'est un mensonge, mais pour le 1% restant c'est tout à fait légal) et rappelez à la cantonnade que les voyageurs ne doivent pas tenter de monter lorsque le signal retentit. Si, si, c'est écrit un peu partout, y'a qu'à lire. Verbalisez donc ce gibier de potence, graine de délinquant subversif qui ne mérite même pas la nationalité française, tiens d'ailleurs il ne mérite même pas la nationalité humaine ce misérable déchet de déchet. Rajoutez-en bien plusieurs couches et ponctuez votre discours comme je vous l'ai appris de petites claques sur la tête qui ne font pas mal mais qui énervent bien. Puis piquez-lui son portefeuille, prenez son fric et notez son adresse : vous y ferez une descente avec un camion et l'équipe de rugbymen de la méthode n°1. Cette méthode a l'avantage d'être lucrative, cela mérite d'être souligné.